L'étrange histoire du château hanté

Dimanche, notre puce et moi sommes allées voir Chantal Goya au Palais des Congrès. "Ca c'est parce que t'as pas pu y aller quand t'étais petite". C'est ce que tout le monde m'a dit quand j'ai parlé de notre sortie. Ils avaient raison...
Trois quart d'heure avant le début du spectacle, notre fille fille et moi étions installées sur nos sièges. Je me suis demandée ce que tu aurais pensé de mon désir d'aller voir Chantal Goya. Bien entendu, j'avais acheté une lampe multicolore pour notre puce. Quand les lumières se sont éteintes et que j'ai vu toutes les petites lampes scintiller dans le noir, je suis sûre que mes yeux contenaient autant d'étoiles qu'il y'en avait dans ceux de notre fille.
Chantal a été merveilleuse. Elle a eu la gentillesse et l'intelligence de s'adresser d'abord à nous les parents. Pour nous remercier, nous dire des mots d'amour et surtout elle a repris ses anciens succès. Quel plaisir de refaire la chorégraphie du Chat botté, de chanter A,B, C, D... Pendant plus de deux heures, je suis devenue la petite fille que j'aurais voulu être.
Seul bémol, notre petite fille est montée sur scène pour aller embrasser Chantal mais elle a été bousculée par de plus grands qu'elle et Chantal est partie avant qu'elle ait pu l'atteindre. De grosses larmes ont coulé sur ses joues vite disparues quand j'ai acheté le DVD du spectacle.
J'avais rêvé d'une autre vie
J'avais rêvé d'une autre vie
Mais la vie a tué mes rêves
Comme on étouffe les derniers cris
D'un animal que l'on achève
J'avais rêvé d'un coeur si grand
Que le mien puisse y trouver place
Mais mon premier prince charmant
Fut l'assassin de mon enfance
J'ai payé de toutes mes larmes
La rançon d'un petit bonheur
À une société qui désarme
La victime, et pas le voleur
J'avais rêvé d'un seul amour
Durant jusqu'à la fin du monde
Dont on ne fait jamais le tour
Aussi vrai que la terre est ronde
J'avais rêvé d'une autre vie
Mais la vie a tué mes rêves
À peine commencée, elle finit
Comme un court printemps qui s'achève
J'avais rêvé d'une autre vie
Mais la vie a tué mes rêves
À peine commencée, elle finit
Comme un court printemps qui s'achève
[...]
Paroles: Alain Boublil et Jean-Marc Natel.
Musique: Claude-Michel Schönberg 1980
Extrait de la comédie musicale "Les misérables"
Hmmm...
Je croyais que ma psychanalyste m'avait guérie des psys. Aujourd'hui, je me demande comment j'ai pu passer 8 ans à payer quelqu'un qui passait son temps à me dire "Hmmm...", "Hmmm?", "Hmmm!". Je monologuais pendant une demi heure et l'autre en face me répétait "Hmmm". Combien de fois y suis-je aller à contre-coeur? Combien de fois ai-je oublié notre rendez-vous? Acte manqué évident. J'ai mis 8 ans à dire à ma psy que je voulais arrêter. C'est bien la preuve que j'allais mal. Elle m'a dit OK tout de suite sans m'en demander les raisons. Elle m'a proposé de la rappeler en cas de besoin. Je lui ai répondu "Hmmm".
A force de ruminer, de ne pas dormir, de culpabiliser, de lutter contre la dépression...j'ai ressenti le besoin d'aller parler à quelqu'un. Tes soeurs et une de tes tantes me l'avaient conseillé mais j'étais échaudée par tout le temps et l'argent que j'avais perdu. Mais, j'ai fini par craquer. Il faut dire que le psy de notre fille me paraît autrement plus compétent que Mme "Hmm".
Par miracle une psychologue tient son cabinet près de mon travail. Moins de 5 minutes à pieds. Je l'ai appelée et nous avons vite pris rendez-vous. Dès la première séance, j'ai su que j'allais revenir. J'ai plus appris en 1heure avec elle qu'en 8 ans avec mes monologues. Il faut dire que c'est quand même plus facile quand la personne que vous avez en face de vous fait des phrases, vous pose des questions, commente vos dires. Petit à petit, cette psychologue commence à déconstruire le sentiment de culpabilté que je traîne depuis mon enfance et qui s'est amplifié avec ton décès. Deux fois j'ai faillit oublier de m'y rendre. A chaque fois, quelque chose en moi m'a rappelée que j'avais rendez-vous. Illico, j'ai fermé mon bureau et j'ai couru pour avoir ma séance. J'ai plaisir à y aller parce que je me sens plus légère quand j'en sors.
J'ai bon espoir.
L'éclipse

"L'action de L'éclipse se déroule à un moment charnière de l'histoire de l'humanité. Entre la mort en croix et la Résurrection de Jésus de Nazareth. Ses disciples ne le savent pas encore, mais le supplice de ce Juif humilié va façonner le monde. Le Christ est absent et pour cause. Il est dans une tombe gardée par des légionnaires romains. Les personnages de ce roman choral sont tous ceux qui, de près ou de loin, ont eu affaire à lui : sa mère Marie, Marie-Madeleine, les apôtres, Caïphe le grand prêtre du Temple, l'once Pilate, les soldats romains, les pharisiens et les sadducéens, Lazare le ressuscité..."
J'ai adoré ce livre de Enguerrand Guépy même si j'ai pris énormément de recul vis à vis des religions. L'aurais-tu lu? L'aurais-tu aimé? Je ne sais pas. J'ai passé un agréable moment avec cette histoire.
Je ne t'oublie pas
Impossible de dormir.
Grosse crise de larmes.
Tu me manques.
La mort de Staline

Depuis peu, je me suis mise à la BD. Je ne lis pas les mêmes que toi. Tu avais un grande culture BD, celle qu'ont tous ceux qui aiment ce genre de littérature: Astérix, Tintin, Lucky Luke, XIII, ...J'étais vraiment inculte devant toutes les répliques que tu me récitais par coeur. Face à ton engouement, j'avais essayé de m'initier aux bandes dessinées et j'avais commencé par Proust et La recherche du temps perdu, la BD de Stephane Heue. Cela t'avait laissé sans voix.
"Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l'homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fit une attaque cérébrale. Il fut déclaré mort deux jours plus tard. Deux jours de lutte acharnée pour le pouvoir suprême, deux jours qui concentrèrent toute la démence, la perversité et l'inhumanité du totalitarisme..."
J'ai aimé cette BD de Fabien Nury et Thierry Robin. Je pense qu'elle t'aurait plûe.
La vie peut être belle

C'est notre fille qui me donne de l'énergie. Depuis plusieurs semaines, nous sortons tous les week-end et depuis le début des vacances, j'invente de nouvelles activités. Si ce n'était elle, je passerai mon temps à dormir comme les marmottes ou n'importe quel animal qui hiberne.
Ce matin, notre puce a joué plusieurs heures avec ses poupées. C'était très drôle de l'écouter raconter des histoires et jouer à la maman. Je me dis que malgré ton absence, elle a une vie de petite fille à peu près "normale". J'ai profité de ce moment pour faire du rangement dans la boite à pharmacie. Je suis sûre de l'avoir déjà fait mais cela doit remonter à un certain temps car j'ai rempli un sac entier avec des médicaments à rapporter à la pharmacie. Aujourd'hui, je me demande pourquoi j'avais conservé tes médicaments alors que j'ai réussi à donner tes vêtements. Je ne sais pas pourquoi mais ce rangement m'a rendue très heureuse presque légère.
Séance cinéma à 16h pour aller voir Le Chat potté. A ma grande surprise, les lunettes 3D étaient obligatoires. Notre puce les a bien supportées. La salle était pleine mais pas autant que je le craignais. Nous avons pu choisir nos places sans difficulté. Nous avons passé un agréable moment toutes les deux. Notre fille n'a pas compris toutes les subtilités du film mais elle a retenu les pas de flamenco des deux chats vedettes. Je crois que je lui ai transmis mon amour de la danse.
En sortant, nous avons acheté des biscuits Hello Kitty, des biscuits Dora et des biscuits Bart Simpson, histoire de souffler à notre fille que la vie peut être belle.
L'Adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends
Guillaume Apollinaire
Rien qu'une veuve
Fin juillet, Nounou m'annonce qu'elle prend sa retraite. Je lui dis que je la comprends mais que je ne peux pas m'empêcher de le regretter. Notre puce avait 3 mois et demi quand nous l'avons confiée à Nounou pour la première fois.
Nounou t'aimait bien. Tu la faisais rire avec tes inquiétudes de papa poule, ta timidité, ton côté attentionné. Elle nous ramenait toujours un cadeau quand elle revenait de vacances et à chaque fête du l'Aïd el kebir nous avions droit à nos morceaux de moutons. A Noël, nous ne l'oubliions jamais dans notre liste de cadeaux. Nounou est venue chez nous quand je lui ai annoncé ton décès. Elle a tenu ta maman dans ses bras, quand celle-ci a enfin, pour la première fois, éclaté en sanglots. Tout de suite, alors que notre puce commençait à aller au centre de loisirs, elle m'a proposée de recommencer à la garder et pour une somme symbolique. Je ne peux pas m'empêcher de penser à elle sans la bénir et sans lui souhaiter tout le bonheur du monde.
Bien entendu, Nounou n'a pas pris la décision d'arrêter de travailler sans prendre le soin de me confier à quelqu'un d'autre. «Vous êtes comme ma fille». Je n'ai pas osé lui répondre que j'aurais bien aimé qu'elle soit ma mère. Ce quelqu'un d'autre, c'est Tata N. Nounou l'a connue dans le parc en bas de chez elle. Tata N. était coiffeuse. Elle a arrêté de travailler quand elle a accouché d'une petite fille prématurée. Puis elle n'a pas voulu retrouver le monde du travail pour rester auprès de sa petite. Femme de caractère, Nounou a enjoint Tata N. de travailler et de devenir à son tour assistante maternelle. Un bon moyen pour ne pas dépendre d'un homme tout en pouvant s'occuper de ses enfants, lui a expliqué Nounou.
Le contact a été plutôt bon entre Tata N. et moi. Il a été bon aussi entre elle et notre fille. Un seul hic pourtant. En tant que débutante, Tata N. devait impérativement suivre une formation en août avant de commencer à travailler. Comme, il fallait absolument que notre fille soit gardée à la rentrée, nous avons convenu que je ne la déclarerai pas tant qu'elle n'aurait pas son agrément. Cela ne m'arrangeait pas financièrement car cela signifiait que je n'aurais pas d'aide de la CAF et pas d'avantage au niveau des impôts. Mais comment faire autrement?
Tata N. a fait sa formation début septembre et a accueillie notre fille ainsi qu'une autre petite à la même période. Mi septembre, Tata N. nous a annoncé que sa fille étant âgée de 2 ans, elle comptait pour un enfant en terme d'agrément et qu'elle ne pourrait plus garder qu'une seule petite. Devant ma tête effarée, elle m'a certifiée qu'elle ferait un courrier pour expliquer que nous les parents étions dans le besoin et qu'elle souhaitait garder les deux enfants. Je lui ai expliqué ma situation, mon besoin impératif d'avoir quelqu'un pour garder notre fille, mon manque de temps pour trouver quelqu'un d'autre, les conséquences d'une nouvelle séparation pour notre fille, ...Elle a hoché la tête en signe de compréhension.
Régulièrement, je lui ai demandé des nouvelles pour la suite des évènements. Je n'ai pas osé lui demander qui elle choisirait, si sa demande était refusée. J'aurais dû.
Vendredi 25 novembre 2011, 19 h. Tata N. m'annonce qu'elle a reçu une réponse à son courrier. La réponse est négative. elle ne peut garder qu'une seule des deux petite. Je suis catastrophée. «Qu'est-ce que vous allez faire?», «Je sais pas» me répond -elle les yeux baissés, visiblement très mal à l'aise. Je n'arrive pas à lui dire qu'il faut qu'elle se décide très vite afin que l'autre famille et moi-même puissions réagir. Je lui reparle de ma situation, de mes horaires de travail, de mon combat seule, de mon besoin impératif que ma fille puisse être gardée.
Il y a des tas d'assistantes maternelles qui peuvent la garder
Mais je n'ai pas le temps de partir à la recherche de quelqu'un d'autre. On est le 25, d'ici le 25, je n'aurai pas le temps, de trouver quelqu'un d'autre...
Si vous voulez, je peux demander autour de moi
Je ne vois pas à qui elle peut demander puisqu'elle ne connaît personne. Je réalise avec horreur que son «Je ne sais pas» était un mensonge. Elle a déjà fait son choix. Je comprends à ses balbutiements, à ses yeux baissés, à ses phrases non terminées, qu'elle préfère avoir affaire à un couple et sa petite fille qu'avec une veuve et son orpheline. Une partie de moi me dit qu'elle a raison. Je ne suis rien et eux représentent la stabilité, le confort, l'assurance d'être payée. Une autre partie de moi a envie de se laisser couler en pleurant. "Il vaut mieux être jeune, riche, beau et bien portant que vieux, pauvre, moche et malade." C'est affreux les personnes dans le malheur et puis ça peut être contagieux. Je prends la main de ma fille et nous partons dans le froid sans que j'arrive à prononcer une parole. Dans la rue, j'explique à notre fille qu'elle ne verra plus Tata N. Notre puce ne comprend pas pourquoi et se met à pleurer. «Elle m'a pas choisie parce qu'elle m'aime pas?» , «Ce n'est pas ça ma chérie mais tu sais, toi et moi, il faudra qu'on se batte sans arrêt pour continuer à vivre normalement. On va y arriver toutes les deux, tu verras. On va s'en sortir». Aussitôt, je décide que le weekend se passera bien.
Hier soir, les relations ont été froides entre Tata N. et moi. Je n'osais ni la regarder ni lui parler. Elle était plus gênée par ma froideur que par la situation. J'ai eu l'impression qu'elle était soulagée que j'ai compris toute seule, sans qu'elle ait eu besoin de me le dire clairement.
Ce soir , je suis arrivée chez elle en me raisonnant. "Après tout, elle ne m'a rien dit directement. C'est moi qui ai interprété ses paroles. Peut-être qu'elle n'a pas fait son choix. Peut-être..."L'autre maman était déjà là quand je suis arrivée chez Tata N. Nous sommes reparties ensemble. «Vous avez trouvé quelqu'un?» m'a t-elle demandé et aussitôt, elle me raconte comment Tata N. lui a annoncé dès le jeudi, soit la veille où elle m'en a parlé, que c'est sa fille qu'elle garderait. Ainsi son «Je ne sais pas» était bel et bien un mensonge! En plus, elle a attendu la veille du weekend pour non pas me l'annoncer ouvertement mais pour parler à demi-mots, pour faire des sous-entendus. C'est plus fort que moi, j'explose. L'autre maman, ne sait rien faire d'autre que de me répéter, «Elle n'a pas le droit de garder votre fille, sa fille compte pour un agrément». J'ai beau lui répéter qu'elle n'a pas plus le droit de garder la sienne, elle ne fait que me redire encore et encore «Elle a qu'un seul agrément». Je finis par lui crier que cette assistante maternelle est malhonnête, qu'elle avait déjà fait son choix depuis la veille, qu'elle m'a menti, qu'elle m'a mise au pied du mur une veille de week-end et encore, sans avoir le courage de me parler clairement. Qu'elle ait fait un choix soit, il fallait qu'elle choisisse mais qu'elle mente, c'est malhonnête!
J'étais folle de rage quand je suis rentrée ce soir. J'étais fermement décidée à lui dire ma façon de penser demain. Finalement, je me suis ravisée. Je sais que le mercredi, Tata N. ne se lève que pour recevoir notre fille. Chaque semaine, je vois à ses yeux bouffis, à ses bâillements et à sa tenue négligée, qu'elle n'est sortie du lit que quelques minutes avant de nous ouvrir la porte. Un grand calme s'est brusquement fait en moi. Ma colère est partie comme elle venue. J'ai proposé à notre fille de l'emmener à mon travail demain.
- Comme ça, on passera la journée ensemble toutes les deux
- Il faudra que tu préviennes Tata N. que je viens pas
- Non, pas besoin! On lui mettra son chèque dans sa boite aux lettres mais on ne lui dira rien.
- C'est parce qu'elle est une menteuse que tu veux pas lui dire ?
Notre fille qui a les oreilles qui traînent partout a capté ma colère et ma déception. Je lui assure qu'il n'en est rien pourtant je jubile à l'idée que la grognasse va sortir de son lit exprès pour nous et va nous attendre en vain.
De là où tu es, je sais que tu trouves cela petit, idiot, une basse vengeance qui ne sert strictement à rien. Tu as parfaitement raison. C'est petit, c'est mesquin et ça ne changera strictement rien à l'affaire. Mais c'est la seule chose qui m'a calmée ce soir. Cette idée saugrenue, digne d'une gamine de 15 ans. Mais après tout, je ne suis rien. Rien qu'une misérable veuve.
Ta fille
RDV avec la maîtresse samedi matin. Pas trop inquiète car notre fille adore l'école et aux dires des enseignantes qui l'ont eu depuis la petite section, elle est très "en avance" pour son âge.
Pas de surprise en écoutant la maîtresse de grande section. Notre fille est très douée pour les activités intellectuelles. Elle a une excellente maîtrise du langage, beaucoup d'imagination, est très sociable, a bien intégrée les règles de vie à l'école, etc. Son seul point faible reste encore la motricité fine malgré les séances de psychomotricité. Rien de grave m'a dit la maîtresse. Il est vrai que maintenant, ses dessins sont accrochés dans le couloir avec ceux des autres.
Une chose pourtant déconcertela maîtresse. Ce sont les pleurs de notre fille qui surviennent sans raison apparente. "Une seule fois, elle m'a dit "c'est parce que mon papa il est mort", mais sinon, je n'arrive pas à savoir pourquoi elle pleure". Je lui ai dit que la maîtresse de l'année dernière m'avait fait les mêmes remarques, que depuis le mois de février notre fille voit un psychologue et qu'il trouvait qu'elle avait avancé par rapport à sa tristesse et à son manque. La maîtresse a hoché la tête et nous sommes passées à autre chose. Le temps sera long avant que notre fille puisse sécher ses larmes.
A la fin de l'entretien, j'avais le coeur léger et j'ai ressenti une énorme fierté. Ma fille est la meilleure élève de sa classe, elle seconde la maîtresse pour aider les élèves en difficulté et dans de nombreux domaines, elle est même "en avance",ma fille. Notre fille. Ta fille.

